Compétences et Impulsions

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Créer : un engagement personnel risqué

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L’argent du beurre, le beurre, la crémière, … c’est trop souvent la recherche du saint graal de l’entrepreneur en herbe : créer, oui, mais sans les risques, avec des aides à la place de l’investissement personnel et un statut salarié pour la fiche de paie et les assedic…

Non, lorsque l’on crée une entreprise, on ne peut pas tout avoir, et il y a forcément un risque financier personnel.

Salarié ou non-salarié, ce n’est pas la même chose, et je sais de quoi je parle car j’ai été salarié pendant plus de 10 ans et je ne le suis plus depuis 8 ans.

  • Salarié = contrat de travail avec un employeur, régit par le Code du travail
  • Non salarié = pas de contrat de travail, pas de code du travail, pas de fiche de paie : c’est le cas des entrepreneurs individuels, des gérants d’EURL, des gérants de Sarl, bref de la quasi-totalité des créations de petites entreprises

J’évacue de suite 2 cas particuliers :

  • Le fait de conserver en parallèle de son entreprise, un emploi salarié (à défaut d’un don d’ubiquité ce n’est pas évident, mais lorsque les 2 emplois du temps peuvent se compléter cela peut-être une situation intéressante avant de basculer définitivement sur le statut de non salarié) : on est donc salarié d’un côté, et non salarié de l’autre
  • La possibilité de cumuler un contrat de travail avec un mandat de gérant minoritaire de SARL (impossible pour 1 gérant majoritaire), MAIS il faut que le contrat de travail corresponde à un objet bien précis, distinct du mandat de gérant, ET avec un lien de subordination entre le contrat de travail et le mandat de gérant, condition impossible à remplir dans les petites structures.

Et je précise une autre situation qui prête souvent à confusion : le gérant minoritaire d’une SARL est rattaché « administrativement » au régime social des salariés (Sécurité sociale, retraites, …), MAIS il n’y a pas de contrat de travail ni ASSEDIC, c’est un mandat de gérant.

Voilà, créer une entreprise, c’est risqué :

  • On gagne ce qui reste… s’il reste quelque chose (pas de salaire garanti par une fiche de paie)
  • On n’a pas le droit aux allocations chômage quand l’entreprise ferme
  • Et il faut mettre la main à la poche pour amorcer la pompe

Cette notion d’apport personnel est importante, ce n’est pas uniquement une marotte de banquier pour embêter le porteur de projet : en clair celui qui prête n’est pas là pour prendre le risque à la place de celui qui crée ; c’est logique : c’est le porteur de projet qui crée, qui prospecte, qui satisfait les clients, qui gère, donc l’équilibre financier repose sur lui, il est donc normal qu’il assume cette responsabilité. S’il ne veut pas assumer, il reste salarié !Le prêt bancaire, et les éventuelles aides au cofinancement, ne sont là que pour donner un coup de pouce, donner un effet de levier pour démarrer l’activité.

En définitive, c’est les clients qui payent le produit ou le service qui permettent de payer les charges, de rembourser l’emprunt, et à la fin de dégager un revenu pour l’entrepreneur.

On ne peut pas créer avec un état d’esprit de salarié (je ne dis pas cela de manière négative, simplement chacun doit trouver SA voie), il faut un esprit d’entrepreneur, assumer les risques, accepter de s’engager financièrement et être suffisamment autonome et bien entouré pour assumer tous les rôles (commercial, gestionnaire, technicien, …).

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Agé de 25 ans, stéphane PECHEUR a créé une activité de plâtrier, plaquiste à Hallignicourt (52). Lire la suite... Lien  
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